BANNIR L’IDOLATRIE ET RETABLIR

LE REGNE DE JESUS-CHRIST

 

 

L’objectif de Dieu bien évidement est de donner la vie éternelle à son peuple. Cette vie éternelle, nous l’avons lorsque le règne de son Fils Jésus-Christ est en nous. En réalité, il faut bâtir le règne de Christ en nous et c’est ce règne qui est la vie éternelle, car Christ est le Dieu véritable et la vie éternelle et c’est en lui que nous avons la vie éternelle :

 

1 Jean 5 :20

Nous savons aussi que le Fils de Dieu est venu, et qu’il nous a donné l’intelligence pour connaître le Véritable ; et nous sommes dans le Véritable, en son Fils Jésus-Christ. (5-21) C’est lui qui est le Dieu véritable, et la vie éternelle.

 

Pour bâtir le règne de Christ en nous, il faut anéantir l’idolâtrie. En réalité, il s’agit d’anéantir le règne qui est en place dans l’existence de tout homme déchu car il n’y a pas de neutralité de règne, comme il n’y a pas de neutralité spirituelle.

 

La compréhension profonde du vrai concept de l’idolâtrie qui doit être totalement anéantie va permettre par ricochet d’établir le règne de Dieu dans nos cœurs.

 

L’homme que Dieu appelle ne peut pas être invité à entrer dans le règne de Dieu sans son engagement véritable de quitter l’idolâtrie pour toujours ; cet engagement de quitter l’idolâtrie  est la raison d’être de la renonciation pour suivre Jésus-Christ (voir Mathieu 16.24) ; l’homme qui accepte de renoncer pour suivre Jésus-Christ,  accepte ainsi d’entrer dans le règne de Jésus-Christ ; et donc accepte d’avoir la vie éternelle, et accepte par ricochet de quitter le règne idolâtre qui est subtilement organisé autour de sa propre personne et profite au diable. 

 

Pourquoi pour bannir l’idolâtrie, il faut bâtir ?

 

Car Dieu lorsqu’il a créé l’homme, il l’a constitué selon son image et sa ressemblance et la parole de Dieu était en l’homme ; en d’autres termes l’homme est comme un vase capable de contenir une parole donnée ; au cœur du jardin il y ‘avait deux arbres qui étaient déterminants en ce qu’ils fixaient les seules deux possibilités que l’homme pouvait porter en lui. Bien évidemment, Dieu a voulu que l’homme ne porte que la vie qu’il lui avait donnée, et l’entretienne en mangeant l’arbre de la vie qui était au cœur du jardin.

 

Sans toutefois revenir sur l’histoire de la déchéance de l’homme par sa désobéissance, pour bien comprendre la raison pour laquelle, pour bannir l’idolâtrie, il faut bâtir, nous devons noter que l’homme tel qu’il avait été créé, peut contenir l’un des deux arbres, et jamais les deux en même temps.

 

L’homme ne peut être neutre, c'est-à-dire n’être ni dans la vie, ni dans la mort, et il ne peut même pas avoir une situation ambiguë c'est-à-dire être en même temps dans la vie et dans la mort.

 

L’homme donc en réalité est un vase qui porte en lui soit la vie, ou la mort, c’est ce qui ressort de ce passage de :

 

Romains 9 :22 

Et que dire, si Dieu, voulant montrer sa colère et faire connaître sa puissance, a supporté avec une grande patience des vases de colère formés pour la perdition,

 

Il s’agit ici de l’homme sans Dieu, que Paul qualifie comme étant un vase de colère formé pour la perdition, en ce qu’il porte en lui l’arbre de la connaissance du bien et du mal, ou encore il est dans la mort.

 

Romains 9 :23

et s’il a voulu faire connaître la richesse de sa gloire envers des vases de miséricorde qu’il a d’avance préparés pour la gloire ?

 

Ici Dieu décide de faire miséricorde à l’homme pécheur, et le prépare à porter bien évidemment sa parole qui donne la vie, d’où la notion de vase de miséricorde.

 

2 Corinthiens 4 :7

Nous portons ce trésor dans des vases de terre, afin que cette grande puissance soit attribuée à Dieu, et non pas à nous.

 

Dans ce passage Paul parle de vases de terre, pour qualifier l’homme de foi, qui a reçu Jésus-Christ, et vit sur la terre portant en lui la parole de Dieu qui est le trésor.

 

Le fait de qualifier l’homme comme un vase c’est réellement pour faire comprendre l’impératif d’être bâti, car le vase ne peut rester sans rien contenir, et nous pouvons voir d’ailleurs que dans les évangiles, Jésus-Christ aux noces de cana demande de remplir d’eau les vases de pierre.

 

Jean 2 :6

Or, il y avait là six vases de pierre, destinés aux purifications des Juifs, et contenant chacun deux ou trois mesures.

Jean 2 :7

Jésus leur dit : Remplissez d’eau ces vases. Et ils les remplirent jusqu’au bord.

 

Il s’agit du début du processus qui va permettre de bâtir l’homme afin de le sortir définitivement de l’idolâtrie.

 

En réalité l’idolâtrie, c’est la caractéristique de toute personne qui ne porte pas en elle la parole de Jésus-Christ.

 

La perversion idolâtre de l’homme sans Dieu

 

L’homme sans Dieu subit une perversité sur lui-même via l’idolâtrie car la séparation avec Dieu a entraîné un dérèglement total de tout ce qui le concerne, et ce dérèglement agit contre lui-même de sorte que l’anormal devient pour lui la norme.

 

Ses élans internes extrêmement possessifs, lui font oublier que seul Dieu possède et que tout appartient à Dieu y compris lui-même et les autres et tout. La perversité idolâtre c’est l’expression du dérèglement de tout ce qui concerne l’homme.

 

Nous pouvons dire que la perversion idolâtre c’est : 

 

C’est la fausseté dans la relation de l’homme avec lui-même et tout son environnement (personnes, choses).

 

C’est le retournement du cerveau de l’homme pour le rendre dépendant de tout en réaction contre cette pensée qu’il devait assujettir la terre.

 

C’est la médiocrité humaine qui conduit l’homme dans la prison de ses penchants terrestres pour favoriser le règne du diable qui le domine et le maintien dans la mort.

 

C’est le mépris du créateur quelque soit la raison (ignorance ou non) et la soumission de l’homme à tout ce qu’il voit et qu’il désire.

 

C’est attribuer certains pouvoirs par ignorance, soit aux objets, ou encore à des personnes, voir des choses qui selon soi (l’homme qui est idolâtre) ont des vertus de Dieu alors qu’ils ont une portée spirituelle démoniaque dans l’invisible.

 

C’est l’absurdité d’être convaincu en soi qu’on est quelque chose sans Dieu, et l’ignorance qui nous maintient à ne connaître que les vieilles choses du monde visible, sans jamais se pencher vers la recherche du créateur.

 

L’idolâtrie c’est le pendant opposé de la vraie adoration de Dieu, selon le principe d’absence de neutralité spirituelle, celui qui n’adore par le seul vrai Dieu est forcément un idolâtre.

 

Le Commencement de tout traitement de l’idolâtrie c’est la renonciation prescrite par la parole de Dieu dans Mathieu 16.24.

 

C’est l’homme lui-même qui se fait des idoles de tout genre, c’est aussi l’homme lui-même qui peut décider d’accepter de quitter par la parole de Jésus-Christ toute idolâtrie, en reniant simplement ses idoles au profit de la parole de Dieu ; c’est alors qu’on comprend l’urgence de la renonciation pour suivre Jésus-Christ, car la renonciation va marquer l’acceptation volontaire de l’homme qui veut quitter l’idolâtrie et devenir un vrai adorateur.

 

La renonciation va prouver son choix de Dieu, et c’est ainsi que l’expression de son libre choix par la renonciation, va donner à Dieu l’opportunité d’anéantir les idoles de nos vies ; aucun homme ne peut anéantir l’idole de sa vie, seul Dieu peut le faire et aussi aucune idole ne peut être anéantie sans le libre choix de l’idolâtre.

 

IL N’Y A PAS DE RENONCIATION EFFICACE SANS PAROLE !

 

Si la renonciation n’a pas pour but de suivre la parole de Dieu, l’homme qui pense qu’il renonce fait simplement de l’abstinence, l’homme ne doit jamais enlever une chose ou prétendre le faire sans saisir une remplaçante. C’est la parole qui remplace la parole, la vérité doit remplacer le mensonge, la vraie adoration doit remplacer l’idolâtrie, il n’y a donc pas de désir réel de quitter l’idolâtrie si l’on ne fixe pas le regard de son cœur sur le Dieu véritable à qui on choisit d’appartenir ; Le seul remplaçant capable d’anéantir l’idolâtrie dans nos cœurs, c’est Jésus-Christ ; c’est pourquoi celui qui renonce pour suivre Jésus-Christ va réellement quitter l’idolâtrie ; mais celui qui renonce sans la parole, déjà ne peut jamais réussir la vraie renonciation ; de plus, il se fait du mal pour rien, car l’abstinence est juste un jeu de petite capacité humaine que Dieu a mis en l’homme ; en réalité il est  possible pour tout le monde de s’abstenir un moment de faire une chose.

 

1/ Souvent il arrive que l’on croie vraiment renoncer, ou même prendre la parole pour renoncer, et l’on constate toujours l’échec dans le cœur devant ses idoles ; dans un tel cas il faut être certain que son choix de la parole n’a pas encore atteint toutes les positions du cœur, et il faut dans ce cas persévérer, jeûner, prier, pour que toutes les positions du cœur s’affaiblissent devant son choix de la parole de Dieu

 

2/ Dans d’autre cas, certaines personnes retiennent le principe de la renonciation, en parlent même, la désirent, mais ne supportent pas la parole, ni n’étudient, ni n’acceptent d’être traités par la parole, bref, ces gens veulent faire de la renonciation une chose difficile, pourtant la renonciation se fait lorsque on a réellement choisi Christ, il ne faut pas penser qu’on peut choisir véritablement Christ et ne pas renoncer ; c’est faux, ce qu’il faut comprendre c’est que souvent nous nous trompons nous mêmes, et disons qu’on a choisi Christ et refusons de voir les positions évidentes de nos cœurs que nous ne voulons pas laisser ; pour ceux-là, il faut déjà qu’ils soient clairs avec eux même, ils doivent prendre des jeûnes de vérité, et de demande de pardon à Dieu, de sorte que le désir qu’ils ont, s’accompagne de l’acceptation véritable de renoncer.

 

La renonciation est puissante lorsque l’homme se reconnaît idolâtre, et accepte de préférer Dieu à tout, c'est-à-dire renonce pour suivre Jésus-Christ ; sans une telle décision par reconnaissance de son état révélé par la parole de Dieu, la renonciation ne peut être efficace ; il faut pour bien comprendre voir ce que le Seigneur dit à la suite de Mathieu 16.24, il parle de vouloir perdre sa vie pour lui.

 

Mathieu 16 :

24 Alors Jésus dit à ses disciples : Si quelqu’un veut venir après moi, qu’il renonce à lui-même, qu’il se charge de sa croix, et qu’il me suive.

25 Car celui qui voudra sauver sa vie la perdra, mais celui qui la perdra à cause de moi la trouvera.

 

Il s’agit d’une acceptation profonde de tout quitter uniquement pour suivre Jésus-Christ ; ce n’est pas suivre visiblement comme les apôtres, mais c’est adopter comme sienne les positions que révèle la parole de Christ qui nous convainc.

 

La renonciation n’est pas un comprimé, mais c’est une décision que prend celui qui préfère Jésus-Christ à tout ce qu’il a connu depuis son existence ou sa compréhension consciente des choses.

 

Lorsque Dieu nous demande de renoncer à tout pour lui donner la place centrale, ce n’est pas un vain mot car l’homme déchu est un idolâtre qui vit sous la domination de Satan ;

 

L’homme idolâtre est dominé par la puissance du malin quelque soit son type d’idolâtrie (soit une idolâtrie directe et immédiate sur soi-même, ou une idolâtrie indirecte par transposition de son moi admiratif sur l’autre, faisant de lui une idole tellement on l’admire et aurait voulu être comme lui, ou une idolâtrie par haine et passion haineuse, ou même une idolâtrie des choses ou des biens).

 

Ne donne la place centrale à Dieu que celui qui n’est plus idolâtre, seul celui qui a renoncé à son moi va pouvoir quitter l’idolâtrie qui n’est qu’une expression exagérée du moi, car il donnera la place centrale à Christ afin que sa chair soit anéantie et que la nature du Fils de Dieu qui est seule capable d’adorer Dieu en esprit et en vérité prenne place en lui .

 

                           Apôtre Noussi

24 Aout 2008