LA MARCHE SELON L’ESPRIT

Le serviteur de Dieu qui a faim face à la pierre et le désir de pain : Luc 4:3

 

 

LE SERVITEUR QUI A FAIM FACE A LA PIERRE ET LE DESIR DE PAIN

 

Luc 4:3

Alors le diable lui dit : Si tu es le Fils de Dieu, ordonne donc à cette pierre de se changer en pain

 

      1- La pierre comme un individu à qui on va communiquer la parole de Dieu

 

Comment peut-on définir la pierre ?

 

Nous pouvons considérer la pierre comme un individu à qui on doit communiquer la Parole de Dieu.

 

1 Pierre 2:5

Vous-mêmes, comme des pierres vivantes, construisez-vous pour former une maison spirituelle, un saint sacerdoce, afin d’offrir des sacrifices spirituels, agréés de Dieu, par Jésus-Christ

 

La pierre est destinée à devenir une maison spirituelle, donc elle doit être au service de Dieu.

 

La parole de Dieu doit permettre la construction de la maison spirituelle et pour cela, la pierre doit être taillée ou transformée, afin de correspondre efficacement à la construction de la maison spirituelle.

 

La pierre est un élément naturel, c’est le cas de l’homme naturel à qui on enseigne la parole de Dieu pour le transformer en homme spirituel au service de Dieu.

 

Comment va réagir le serviteur nécessiteux qui est face à une pierre ? (un individu ou un enfant de Dieu).

Le diable va lui suggérer de la transformer en pain, en d’autre termes d’ordonner par la parole que l’élément naturel ou l’individu qui est devant lui devienne du pain, c'est-à-dire apporte la solution à son désir, à ses envies, à ses besoins, à sa faim etc…

 

Nous pouvons comprendre par le verbe « ordonner » que ceci mentionne une proclamation que le serviteur de Dieu va faire car la parole est créatrice. En fait il s’agit de donner l’ordre et d’user du pouvoir de la parole afin que la pierre se change en pain.

 

Que dit la parole sur la satisfaction des besoins de l’homme de Dieu ?

 

1 Corinthiens 9

4 N'avons-nous pas le droit de manger et de boire ? 5 N'avons-nous pas le droit de mener avec nous une soeur qui soit notre femme, comme font les autres apôtres, et les frères du Seigneur, et Céphas? 6 Ou bien, est-ce que moi seul et Barnabas nous n'avons pas le droit de ne point travailler ? 7 Si nous avons semé parmi vous les biens spirituels, est-ce une grosse affaire si nous moissonnons vos biens temporels. 12 Si d'autres jouissent de ce droit sur vous, n'est-ce pas plutôt à nous d'en jouir? Mais nous n'avons point usé de ce droit; au contraire, nous souffrons tout, afin de ne pas créer d'obstacle à l'Évangile de Christ. 13 Ne savez-vous pas que ceux qui remplissent les fonctions sacrées sont nourris par le temple, que ceux qui servent à l'autel ont part à l'autel ? 14 De même aussi, le Seigneur a ordonné à ceux qui annoncent l'Évangile de vivre de l'Évangile. 15 Pour moi, je n'ai usé d'aucun de ces droits, et ce n'est pas afin de les réclamer en ma faveur que j'écris ainsi; car j'aimerais mieux mourir que de me laisser enlever ce sujet de gloire.

 

Dans les versets 4 à 6, Paul veut faire comprendre qu’en tant qu’individu d’abord, il a aussi le droit de manger et de boire, c'est-à-dire qu’il a aussi des besoins liés à son existence terrestre.

 

Il peut aussi se marier et vivre en couple, cela n’exclura pas qu’il soit un apôtre, il peut aussi ne jamais travailler et vivre du produit de la parole, mais il ne le fait pas.

 

Il se prive dans certains domaines quoiqu’ayant aussi un droit légal, mais uniquement par amour pour le Seigneur, il ne veut pas que certains droits de la vie qui certes ne sont pas interdits pour lui, viennent lui ravir sa disponibilité totale pour le Seigneur, ou encore entrent en concours avec les visées propres du Seigneur lorsqu’il communique l’évangile.

 

L’analyse du texte de 1 Corinthiens 9 nous montre que certes il y a un droit, mais le droit n’est pas le but poursuivi.

 

N’oublions pas que le serviteur qui ne sait pas s’attendre à Dieu va utiliser son droit comme un but poursuivi.

 

  • Paul spécifie bien qu’effectivement c’est dans la loi mais par contre, la frontière est mince pour éviter de faire de ce qui est un droit, le but premier du service.

 

Que comprenons-nous à la lecture du texte de 1 Corinthiens 9 ?

 

  • C’est un droit du prédicateur de vivre de l’évangile, mais le droit que nous avons n’est pas le but ultime que poursuit la parole de Dieu lorsque nous l’annonçons, ce n’est pas pour servir nos droits, mais pour mettre le peuple au service de Dieu.

 

  • Ce droit est une conséquence de ce que l’évangile aura produit, mais cette conséquence n’est pas le but poursuivi.

 

Le seul but que poursuit l’évangile ou la parole de Dieu est de transformer les enfants de colère en enfants de lumière pour les mettre au service de Dieu.

 

  •  C’est lorsqu’une personne est mise au service de Dieu par la parole de Dieu qu’elle a reçue, que la parole va la transformer pour Dieu et susciter en elle un désir élevé de servir Dieu en donnant tout ce qu’elle a pour promouvoir l’œuvre de Dieu.
    C’est alors que ceux qui servent Dieu reçoivent de lui ce qui les entretient dans le service qu’ils font pour Dieu et non le contraire.

 

  • Attention de ne pas servir Dieu pour se servir soi-même. La frontière est très mince et pour être capable de demeurer dans les limites, il faut passer par le désert, car c’est au désert que l’homme de Dieu ou le serviteur apprendra à ne pas se servir de son droit comme étant le but du service qu’il fait pour Dieu.

 

C’est au désert que tout serviteur apprendra à ne pas utiliser la parole de Dieu pour transformer la pierre en pain, mais il apprendra à vivre de la parole qui sort de la bouche de Dieu, c'est-à-dire qu’il va privilégier son attache à Dieu, il va privilégier la position de son âme nourrie par Dieu à la satisfaction des besoins liés à son existence terrestre quoiqu’étant légitimes.

 

  • Paul nous montre qu’il n’use pas de son droit pour ne pas créer un obstacle à l’évangile de Christ, ceci prouve qu’il est au service de la parole de Dieu, de l’évangile, si son droit peut être un obstacle à l’évangile, il va sacrifier son droit.

Il peut aussi choisir de l’exercer car il en a le droit, mais en tant que vrai serviteur de Dieu, il n’exercera jamais un droit que lui donne la parole de Dieu au détriment de cette parole.

 

  • Il donne la suprématie à la parole et non à son droit, son droit ne doit pas être un obstacle à la parole.

 

La parole de Dieu peut-elle nous conférer des droits qui soient un obstacle pour elle ? Non.

  • Seul un immature ou un serviteur du diable peut utiliser le droit au détriment de la parole et là, ce n’est plus un serviteur de Dieu !

 

        2-La pierre symbolise aussi une difficulté

 

La difficulté ou toute chose dure ou difficile, des situations difficiles, voire douloureuses ou non. Les pierres peuvent être les difficultés de nos vies. Combien de fois avons-nous demandé qu’elles deviennent du pain, c’est-à-dire consommables !

 

Il y a une différence entre faire connaître ses besoins et demander à la pierre de devenir du pain. Il y a une différence entre faire connaître ses besoins à Dieu comme la bible nous le recommande et vivre pour satisfaire ses besoins. C’est un état d’esprit qui ne trompe pas.

 

Le diable nous demande d’user de notre pouvoir en tant que fils de Dieu pour opérer le changement de la pierre en pain. Il veut par là donner une définition à notre pouvoir de fils de Dieu.

 

Satan dira au travers d’une parole falsifiée comme il l’a dit à Christ dans le désert «si tu es le fils de Dieu, ordonne à ces pierres de devenir du pain». En d’autres termes, prie et le Seigneur te donnera tout ce que tu désires, faisant de l’église de Christ un peuple fonctionnant selon la chair, cherchant à satisfaire à tout prix cette chair, incapable d’entendre la parole de vérité de Dieu pour l’église, car fonctionnant constamment selon la chair.

 

La subtilité du diable ici réside dans une fausse parole qui consiste à relier la nature de fils à la satisfaction d’un besoin. Nous sommes fils de Dieu pour accomplir les désirs de Dieu.

 

Que répond Jésus à Satan ?

 

Luc 4:4

Jésus lui répondit : Il est écrit : L’Homme ne vivra pas de pain seulement.

 

Matthieu 4:4

Jésus répondit : Il est écrit : L’homme ne vivra pas de pain seulement, mais de toute parole qui sort de la bouche de Dieu.

 

Christ lui répond en lui donnant la bonne définition de la foi. Il lui prouve qu’il a capté la subtilité de cette parole falsifiée.

 

Christ ici, répond au diable que sa foi est basée sur la vie (donc sur la parole de Dieu), qu’il vit de la parole de Dieu et que les pouvoirs que lui donnent sa qualité d’enfant de Dieu, c’est de vivre selon la parole de Dieu, la puissance de sa foi s’accomplit donc en ce qu’il vit selon la parole de Dieu.

 

En d’autres termes, Jésus lui dit que notre satisfaction, notre satiété (le fait d’être rassasié), ne sera pas produite par sa proposition, notre mode de vie ne dépend pas de nous.

 

Jésus lui dit que sa nature de Fils n’a rien à voir avec ce mode de satisfaction ni de besoin mais qu’elle est liée à Dieu. Car l’homme que je suis, vivra de la Parole qui sort de la bouche de Dieu, car la satisfaction du besoin n’est pas la preuve de sa nature de Fils, ou encore, sa nature de Fils ne lui sert pas à satisfaire ses besoins. Sa nature de Fils est simplement reliée à Dieu.

 

Dieu nous recommande une certaine attitude face au désir du pain. La demande n’est pas interdite, mais il nous faut bien comprendre la notion du pain du jour que Dieu lui-même donne.

 

Matthieu 6:11

Donne-nous aujourd’hui notre pain quotidien.

 

Dans le besoin de l’homme, il y a donc le pain du jour, c’est le pain que Dieu lui-même donne au moment opportun.

 

Qu’advient-il lorsque l’homme ne comprend pas la notion du pain du jour ? Il recherche à satisfaire lui-même ses besoins par la transformation des pierres en pain, et cela a pour conséquence de donner la suprématie aux besoins de l’homme en le plaçant en première position.

 

Et lorsque l’ordre divin est renversé dans le cœur de l’homme, il est impossible de plaire à Dieu.

N’oublions pas combien nos cœurs sont souvent accaparés par la recherche de la satisfaction de nos besoins. Dieu ne partage sa gloire avec personne, même pas avec nos besoins. Il veut que nos cœurs soient totalement à lui. La première place lui appartient.

 

Deutéronome 5:6-7

6 Je suis l’Eternel, ton Dieu, qui t’ai fait sortir du pays d’Egypte, de la maison de servitude. 7 Tu n’auras point d’autres dieux devant ma face.

27 février 2005

Apôtre NOUSSI